Il y avait dans l'air l'odeur d'un feu gigantesque. Le souffle d'un géant portait au loin la profonde menace. Une lente pulsation battait la mesure de la dévastation. Nous étions perdus et pourtant immobiles, nos pensées égrainées sur une terre inviolée.
Les cris de terreur suspendus à la chair s'effondraient avec nous. Nos corps d'illusions mal taillées brûlaient les vestiges de totems enracinés dans la première pierre. Le métal fondait dans nos os, ruisselait en tatouage jusqu'au sol.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire