mercredi 14 octobre 2009















Combien faut-il d'images pour raconter une histoire ?
Une première et une dernière, laisser le vide s'étendre jusqu'au cœur.
Il faut bien commencer, il faut bien finir.
Et pour le reste, l'écho, l'absence, la faiblesse.
J'avais bien une photo en couleur de mes sentiments, mais ...
Toutes les images mentent sauf la première et la dernière.
Le futur ne livrait pas ses trésors à de tels pirates.
Qu'importe, nous étions les surnuméraires,
De trop dans tous les réels, dans tous les présents,
Ceux qui resteront, quoi qu'il advienne, sans la moindre place.

Le temps de l'abandon parfumait nos humeurs,
Nous filions vers de parfaits écueils,
Éblouis par les cieux naufrageurs,
CouRage, couRage, le port sombre à l'infini.

Heureux qui comme lui, les cheveux dans le vent de la vie, s'assoit plus qu'il ne doit, grisé par la vitesse d'un Sud, calmé par le froid d'un seul Nord.

Car soudain il fut. Je le sais, je l'ai vu.

mardi 13 octobre 2009

















J'attendais du monde qu'il soit beau,
Il ne l'était pas.
J'attendais du monde qu'il soit vrai,
Il ne l'était pas.
J'attendais du monde qu'il soit chaud,
Il ne l'était pas.
J'attendais du monde qu'il ne soit rien,
Il ne l'était pas non plus.
J'attendais du monde qu'il soit là,
Je ne l'étais pas.
Qu'attendre ? Qu'attendre ? Qu'attendre ?