
Il ne restait rien. Rien à rebâtir, ni à redresser, que des ruines à contempler pour le reste de mon fragment d'éternité. Je sifflais pour chasser l'esprit mauvais, l'œil noir d'une malédiction de pacotille. Les Nornes avaient ma vie au cœur et je marchais les yeux baissés pour ne pas les tenter.
Il ne restait rien, pas de ligne droite à suivre, plus de mur à franchir. Juste la sombre mélodie qui flattait mes nerfs sous l'orangé d'une nuit perpétuelle, le chant gauchi de monstres perruqués et poudrés, qui résonnait sous le vent.
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