
J'attendais les premières pluies du printemps
comme le lever du jour après une nuit polaire : assoiffé d'un nouveau monde.
L'eau purifierait l'air des lourds parfums floraux, charnels et nauséabonds.
Le vent jetterait à terre les couleurs éreintantes
et enfin nous piétinerons les vestiges de cette force-farce.
Debout vers l'été, le corps usé de chaleur inutile, je prendrais la patience minérale.
En attendant l'automne.
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